L’effet de contraste est une distorsion perceptive et cognitive par laquelle la perception d’un stimulus (couleur, taille, intensité, jugement social, etc.) est modifiée par la présence d’un autre stimulus de nature opposée, présenté simultanément ou juste avant. Par exemple, un gris moyen paraîtra plus foncé si on le place sur un fond très clair, et plus clair sur un fond sombre. Cette dépendance au contexte perturbe l’objectivité de nos évaluations.
Exemple
- Visuel : un cercle de taille moyenne paraît petit lorsqu’il est entouré de cercles plus grands, et grand s’il est entouré de cercles plus petits.
- Social : un candidat jugé “compétent” dans un groupe de profils peu expérimentés sera perçu comme “très compétent”, alors que le même candidat paraîtra “moyen” parmi des experts.
Sources principales
- Wikiwand (reprenant Wikipédia), « Effet de contraste », dernière consultation le 27 avril 2025 : https://www.wikiwand.com/fr/Effet_de_contraste
- Parducci, A. (1963). Range–frequency theory of encoding psychological magnitude. Psychological Review, 70(6), 407–418.
- Helson, H. (1964). Adaptation-Level Theory. Harper & Row.
Stratégies de mitigation
- Neutralisation du contexte : Avant d’évaluer un stimulus, affichez-le seul, sans comparaison immédiate, ou introduisez un intervalle temporel pour “effacer” l’effet du prédécesseur.
- Standardisation des environnements : Dans les expériences ou enquêtes, présentez toujours les items dans un même cadre visuel ou informationnel (mêmes fonds, mêmes échelles) pour réduire le contraste induit.
- Ancrage multiple : Proposez plusieurs références (plusieurs objets ou valeurs de référence) plutôt qu’une seule, pour lisser l’impact de tout contraste fort sur une seule ancre.
- Sensibilisation au biais : Informez les évaluateurs de cet effet en amont (formation, briefings), ce qui aide à reconnaître et corriger leurs propres jugements affectés par le contexte.