Biais de confirmation

Le biais de confirmation désigne la tendance à rechercher, sélectionner et interpréter les informations de manière à confirmer ses idées préconçues, tout en minimisant, ignorant ou discréditant celles qui les contredisent. Plutôt qu’un simple oubli, il s’agit d’un filtrage actif : le cerveau favorise les preuves “compatibles” avec ses hypothèses initiales et leur attribue une valeur démesurée, alimentant ainsi un cercle vicieux de renforcement des croyances.

Exemple

Imaginons une personne convaincue que les vaccins causent plus de mal que de bien. Lorsque cette personne parcourt les réseaux sociaux, elle retient principalement les témoignages anecdotique ou les études non revues par les pairs qui vont dans son sens, tout en rejetant d’emblée les méta-analyses officielles montrant la sécurité et l’efficacité des vaccins.

Sources principales

  • Nickerson, R. S. (1998). Confirmation bias: A ubiquitous phenomenon in many guises. Review of General Psychology, 2(2), 175–220.
  • Wikipédia, « Biais de confirmation », dernière consultation le 26 avril 2025 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_de_confirmation

Stratégies de mitigation

  1. Lecture latérale (lateral reading) : lorsqu’une information vous semble confirmer votre croyance, ouvrez immédiatement un nouvel onglet pour vérifier la crédibilité de la source, son auteur et ses références.
  2. Jeu du contradicteur : identifiez volontairement des arguments contraires à votre point de vue et passez-les au crible (technique du « devil’s advocate »).
  3. Journal de polarisation : tenez un carnet où vous notez séparément les “preuves pour” et les “preuves contre” chaque conviction, en attribuant à chaque élément un score de fiabilité (source, méthode, date).
  4. Règle du délai : imposez-vous d’attendre au moins 24 h avant de partager une information qui conforte fortement vos opinions initiales.