Biais de négativité

Le biais de négativité désigne notre tendance à accorder plus de poids, d’attention et de mémorisation aux événements ou informations négatives qu’aux aspects positifs. Concrètement, ce sont les expériences désagréables—critique, échec, danger—qui marquent le plus notre esprit et influencent davantage nos jugements, tandis que les réussites et les moments agréables s’estompent plus vite de notre mémoire. Un effet connexe est l’habituation au positif : plus nous accumulons d’expériences agréables, moins chacune d’elles produit de joie, et notre sentiment global de bien-être tend à se stabiliser.

Exemple

Lors d’un bilan de projet, on va retenir plus facilement les retards et dysfonctionnements que les bonnes idées ou jalons respectés. De même, un utilisateur de réseau social se souviendra d’un commentaire virulent, tandis que les dizaines de « j’aime » resteront anecdotiques.

Sources principales

  • Toupie.org, « Biais de négativité », consulté le 26 avril 2025 : http://www.toupie.org/Biais/Biais_negativite.htm
  • Baumeister, R. F., Bratslavsky, E., Finkenauer, C. & Vohs, K. D. (2001). « Bad is stronger than good ». Review of General Psychology, 5(4), 323–370.
  • Rozin, P. & Royzman, E. B. (2001). « Negativity Bias, Negativity Dominance, and Contagion ». Personality and Social Psychology Review, 5(4), 296–320.

Stratégies de mitigation

  1. Journal de gratitude : noter chaque jour 3 bonnes choses qui sont arrivées pour renforcer la mémoire positive.
  2. Recadrage : pour chaque information négative reçue, identifier au moins un aspect constructif ou une leçon à en tirer.
  3. Exposition proportionnée : limiter le temps passé sur les médias anxiogènes et diversifier ses sources d’information (bonnes nouvelles, succès).
  4. Ancrages positifs : associer un geste physique (respiration profonde, sourire) à la réception d’une bonne nouvelle pour renforcer sa salience émotionnelle.