Le conditionnement regroupe les techniques d’apprentissage mettant en relation un comportement et ses conséquences (renforcement ou punition) afin d’en augmenter ou diminuer la probabilité de reproduction.
- Conditionnement classique (ou pavlovien) : un stimulus neutre (SN) est associé à un stimulus inconditionnel (SI) provoquant une réponse réflexe, jusqu’à ce que le SN déclenche lui-même cette réponse.
- Conditionnement opérant (ou skinnerien) : un comportement volontaire est suivi d’un renforçateur (positif ou négatif) ou d’une punition, modifiant ainsi la fréquence de ce comportement.
Exemple de manipulation
Dans un groupe à forte emprise, la participation régulière à des rituels est récompensée par de la reconnaissance publique, tandis que toute absence est sanctionnée par l’exclusion ou la honte, renforçant la conformité des membres.
Effets et risques
- Dépendance : les individus en viennent à n’agir que pour obtenir la récompense ou éviter la punition.
- Réduction de l’autonomie : inhibition de l’initiative personnelle et de la créativité.
- Impuissance apprise : face à des renforcements incohérents, on cesse d’agir, pensant qu’aucune action ne fera varier l’issue.
Stratégies de mitigation
- Cartographier les schémas de renforcement/punition pour identifier les leviers de contrôle.
- Varier ses sources de gratification (sociale, intellectuelle, physique) pour réduire la dépendance à une seule forme de renforcement.
- Tenir un journal comportemental et émotionnel afin de repérer les mécanismes de conditionnement à l’œuvre.
- Recourir à un tiers (coach, thérapeute) pour obtenir une évaluation externe et briser le cycle de renforcement.
Références
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« Conditionnement (psychologie) », Wikipédia (fr), conditionnement classique et conditionnement opérant https://fr.wikipedia.org/wiki/Conditionnement_classique https://fr.wikipedia.org/wiki/Conditionnement_op%C3%A9rant
BITE Model – Behaviour Control