Conditionnement

Le conditionnement regroupe les techniques d’apprentissage mettant en relation un comportement et ses conséquences (renforcement ou punition) afin d’en augmenter ou diminuer la probabilité de reproduction.

  • Conditionnement classique (ou pavlovien) : un stimulus neutre (SN) est associé à un stimulus inconditionnel (SI) provoquant une réponse réflexe, jusqu’à ce que le SN déclenche lui-même cette réponse. 
  • Conditionnement opérant (ou skinnerien) : un comportement volontaire est suivi d’un renforçateur (positif ou négatif) ou d’une punition, modifiant ainsi la fréquence de ce comportement. 

Exemple de manipulation

Dans un groupe à forte emprise, la participation régulière à des rituels est récompensée par de la reconnaissance publique, tandis que toute absence est sanctionnée par l’exclusion ou la honte, renforçant la conformité des membres.

Effets et risques

  • Dépendance : les individus en viennent à n’agir que pour obtenir la récompense ou éviter la punition.
  • Réduction de l’autonomie : inhibition de l’initiative personnelle et de la créativité.
  • Impuissance apprise : face à des renforcements incohérents, on cesse d’agir, pensant qu’aucune action ne fera varier l’issue.

Stratégies de mitigation

  • Cartographier les schémas de renforcement/punition pour identifier les leviers de contrôle.
  • Varier ses sources de gratification (sociale, intellectuelle, physique) pour réduire la dépendance à une seule forme de renforcement.
  • Tenir un journal comportemental et émotionnel afin de repérer les mécanismes de conditionnement à l’œuvre.
  • Recourir à un tiers (coach, thérapeute) pour obtenir une évaluation externe et briser le cycle de renforcement.

Références

BITE Model – Behaviour Control